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"Dame Blanche au clocher, cultures préservées"

Les vieux bâtiments tels que les églises, les granges, les combles des vieilles habitations ou les château sont souvent le lieu de refuge et de vie de plusieurs espèces animales protégées et/ou rares, telles que l'effraie des clochers, le faucon crécerelle, l'hirondelle de fenêtre, ou encore les chauves-souris.

Ces bâtiments présentent également un intérêt culturel et patrimonial qui nécessite qu'ils soient entretenus ou aménagés : ouverture au public, mise en valeur par l'éclairage nocturne, fermeture contre les pigeons domestiques... Malheureusement ces aménagements nuisent à plus ou moins court terme au maintien de cette de biodiversité inféodée au vieux bâti. Ainsi ces espèces voient leur population diminuer à un rythme inquiétant : c'est par exemple le cas de l'hirondelle de fenêtre qui a vu ses effectifs chuter de 80%.

L'objectif de notre projet « Dame Blanche au clocher, cultures préservées » était de recenser la biodiversité des clochers du Pays Voironnais, de sensibiliser les habitants du Pays Voironnais à la richesse faunistique liée à ce patrimoine architectural et, le cas échéant de réaliser des aménagements simples pour rendre ces bâtiments accueillant pour les espèces ciblées sans favoriser le pigeon domestique.

Soutenu par le programme Leader de la Communauté d'Agglomération du Pays Voironnais, le Pic Vert a ainsi été inspecter la quasi-totalité des combles et clochers d'église des communes du Pays Voironnais à la recherche des espèces animales qui fréquentent régulièrement ces espaces publics.

Au total 38 églises ont été prospectées. Dans 13 églises le Pic Vert a trouvé des pelotes de réjection anciennes de chouette effraie qui prouvent que ce rapace nocturne occupait régulièrement l'église. Dans seulement deux églises (Charnècles et St Julien de Ratz) Le Pic Vert a trouvé quelques pelotes de réjection fraiches qui attestent d'un passage récent de l'oiseau sans nidification. Cela démontre une très importante régression de la population d'effraies. Elle peut s'expliquer par la fermeture des clochers pour lutter contre les nuisances des pigeons, par la réduction des surfaces de prairies permanentes où cette chouette chasse les campagnols, mais aussi par les collisions sur les routes et les pesticides.

La situation des chauves-souris est beaucoup plus réjouissante avec la découverte de quelques colonies de petits rhinolophes, de sérotines communes, de pipistrelles et d'oreillards et d'une importante colonie de grands murins.

8 bénévoles du Pic Vert, que nous remercions ici, nous ont aidé à mener ce travail. Tous les maires ont reçu un rapport écrit signalant les éventuels problèmes rencontrés dans les combles (Fuites du toit, mauvais état des poutres etc.), ainsi que la liste des espèces présentes et les préconisations pour la gestion et l'entretien écologique de leur patrimoine culturel et naturel.

Dans le cadre de ce projet, l'association a également posé 14 nichoirs à chouette effraie et 14 nichoirs à chauves-souris dans le Pays Voironnais et organisé 6 conférences sur la faune des clochers auxilliaire de l'agriculture.



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